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DEODORANT ET CANCER DU SEIN : ATTENTION INTOX !
Afin de confirmer l’innocuité des anti-transpirants à base de sels d’aluminium, DETIC a consulté des scientifiques de renom, spécialistes du cancer et toxicologues. Unanimement, ces derniers s’entendent pour dire que les anti-transpirants ne causent pas le cancer du sein.
Vous trouverez ci-dessous les réponses à vos questions les plus fréquentes. Les informations qui s’y trouvent se basent sur les recherches et connaissances fournies par Vera Rogiers, Professeur et Chef du Département Toxicologie de la Vrije Universiteit Brussel.
Pourquoi ne peut-on pas dire que les anti-transpirants bloquent l’élimination des toxines ? Comment les toxines sont-elles évacuées du corps ? L’évacuation des toxines se fait essentiellement par l’urine et les selles. La sueur, quant à elle, évacue essentiellement de l’eau, du sel et des acides lactiques (99% du total), et pour 1% des vitamines, des sucres et des traces d’acides gras. En aucun cas la transpiration ne sert à éliminer des toxines, qui sont éliminées essentiellement par le foie et les reins. Les experts s’accordent pour dire qu’une accumulation des toxines ne peut en aucun cas se produire du fait de l’utilisation d’un anti-transpirant.
A quoi sert la transpiration ? La transpiration est un mécanisme naturel et spontané qui permet à l’organisme d’abaisser sa température. Tout le corps transpire car nous avons 2 à 3 millions de glandes sudoripares, soit environ 500 glandes par cm². La transpiration sous les aisselles ne représente qu’1% du total. Diminuer cette transpiration avec un anti-transpirant (réduction en moyenne de 20 à 60% localisée sous les bras) n’affecte pas la capacité de refroidissement du corps.
Comment fonctionne un déodorant ? Les déodorants servent à éviter la croissance des bactéries qui apparaissent sous les bras du fait de l’humidité sur la peau. En effet, les aisselles sont peu aérées et la transpiration ne peut s’évaporer comme sur le reste du corps. L’humidité permet donc aux bactéries de se développer, tout comme les odeurs. Les déodorants neutralisent les odeurs grâce aux parfums et à l’alcool qu’ils contiennent.
Qu’est-ce qu’un anti-transpirant ? Les anti-transpirants (ou anti-perspirants) contiennent des parfums de même que des sels d’aluminium (appelés ACH ou Aluminium Chlorohydrate et qui sont des dérivés d’aluminium) ou des sels de zinc, de zirconium ou encore un mélange de ceux-ci. Certains anti-transpirants peuvent également contenir de l’alcool. Le rôle d’un anti-transpirant ? Réduire la transpiration sous les bras (car les bactéries ont besoin d’humidité pour survivre) et diminuer le pH de la peau (acide), ce qui empêche les bactéries de se développer et de causer une mauvaise odeur.
Les sels d’aluminium dans les déodorants sont-ils sûrs pour la santé ? L’aluminium est partout (air, nourriture). C’est le métal le plus présent sur la terre. Les sels d’aluminium sont utilisés depuis plus de cent ans et ce sans aucun problème cutané. Ils sont déclarés comme des produits sûrs par la Food & Drug Administration (USA) et différentes organisations sanitaires à travers le monde. Ils ne pénètrent pas dans l’organisme. Ils restent à la surface de la peau et sont inoffensifs.
Les anti-transpirants bouchent-ils les pores menant à une inflammation des glandes sudoripares ? Absolument pas. Les déodorants restent à la surface de la peau. S’ils pénétraient dans les pores, leur efficacité durerait des mois. Au cours de la journée, les ingrédients de l’anti-transpirant sont activés et éliminés par la sueur et la desquamation. Aucune accumulation n’est possible.
Conclusion : Sur base de ces différents arguments, le monde scientifique s’accorde donc pour dire que les anti-transpirants (ou anti-perspirants) ne causent pas le cancer du sein.
Si vous souhaitez de plus amples informations, vous pouvez vous reporter aux études scientifiques qui ont été menées à travers le monde ou consulter les sites internet mentionnés ci-dessous.
Sources scientifiques : Professeur Vera Rogiers, Vrije Universiteit Brussel, Head of Departement Toxicology ; US Brest Cancer Alliance ; Cancer Research UK ; Debbie Saslow, PhD, director of breast and cervical cancer for the American Cancer Society ; étude publiée dans le Journal of the National Cancer Institute ; Etude « Oestrogenic activity of benzylparaben » de la Division of Cell and Molecular Biology, School of Animal and Microbial Sciences, University of Reading, Reading, RG6 6AJ, UK ; Docteur Dana Mirick, étude réalisée à la demande du Centre Hutchinson de recherche contre le cancer (Seattle), et publiées dans « The New Scientist » ; Food & Drug Administration ; …
Sites internet à consulter: www.urbanlegends.about.com/cs/healthmedical www.cancerhelp.org.uk www.borstkanker.net www.goaskalice.columbia.edu/1608.html www.cancer.org www.cancer.gov
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