Association belgo-luxembourgeoise des producteurs et des distributeurs de cosmétiques, détergents, produits d'entretien, colles et mastics, biocides et aérosols

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Newsletter 2020

 

 

  1. DETIC à l’action. Rush sur les gels désinfectant pour les mains
  2. Les applications pour cosmétiques: Une entorse gênante à la réglementation
  3. Nouvelle Charte pour le nettoyage durable
  4. Utilisez une crème solaire adaptée à votre type de peau (et évitez une exposition excessive)
  5. Inspiration pour le développement durable dans l’industrie des colles et mastics
  6. Il est dangereux (et interdit) de présenter un produit cosmétique comme un biocide 

 

 

DETIC à l’action

Rush sur les gels désinfectant pour les mains

Différents secteurs ont été contraints à l’arrêt en raison de la crise du coronavirus. Cela n’a pas été le cas pour la plupart des membres de DETIC, à commencer par les producteurs de produits désinfectants. Ces entreprises ont été parmi les plus sollicitées. Plus encore, les secteur de DETIC ont été reconnus le 18 mars comme des secteurs cruciaux fournissant des services essentiels à la société et nécessaires au fonctionnement socio-économique du pays. C’est pourquoi ces entreprises ont continué à travailler là où d’autres secteurs étaient soumis à des restrictions.

Le gouvernement a rapidement pris un certain nombre de décisions fortes pour désamorcer la crise du coronavirus. DETIC a répondu présent pour, d’une part, communiquer ces décisions à ses membres et, d’autre part, relayer la voix du secteur aux autorités. C’est ainsi que la vente de gel hydroalcoolique a été temporairement interdite au grand public afin de donner la priorité au personnel de santé. Dans le même temps, le besoin de désinfectants de qualité a augmenté, surtout dans les entreprises.

Dès qu’un plus grand nombre de personnes ont été autorisées à travailler, la demande de désinfectants a augmenté dans les entreprises. DETIC et ses membres, à titre individuel, se sont mobilisés. Il était essentiel de veiller à la protection des travailleurs. Afin de mettre en rapport l’offre et la demande, DETIC a lancé le 27 mars 2020 une plate-forme pour les désinfectants pour les mains ou pour les surfaces. Les producteurs pouvaient y proposer leurs produits à ceux qui les recherchaient. Dès le début, la plate-forme a été très fréquentée et on peut parler d’un beau succès.

La qualité est cruciale

Face à la forte demande, des entrepreneurs créatifs ont commencé à produire des désinfectants en masse, même si cela ne faisait pas partie de leurs activités normales. Pour permettre une commercialisation rapide de ces produits, en bonne intelligence avec DETIC, les autorités belges ont mis en place une procédure d’urgence. Des autorisations temporaires ont permis aux entreprises de commercialiser des produits biocides au travers d’une procédure raccourcie.

DETIC a veillé au respect de la législation et à la qualité de ce type de produits. Sans exception, les entreprises qui proposent des désinfectants sur notre plate-forme disposent des agréments appropriés. Une véritable garantie d’efficacité et de qualité alors que malheureusement, depuis le début du déconfinement, les autorités constatent l’apparition d’un nombre inquiétant de produit illégaux.

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Les applications pour cosmétiques

Une entorse gênante à la réglementation

L’homme aime se faciliter la vie. Les applications permettant d’évaluer des produits en un clin d’œil lors de des achats gagnent en popularité, y compris dans le secteur des cosmétiques. Pourtant, la prolifération des applis contraste fortement avec leur fiabilité. Certains développeurs semblent simplement ignorer les règles déontologiques les plus élémentaires.

De nombreuses applications disposent d’une base de données sur laquelle les utilisateurs peuvent vérifier si le produit qu’ils envisagent d’acheter est nocif. En général, cela se fait sur la base des ingrédients du produit. Mais leurs critères pour qualifier un ingrédient de « risqué » ne sont pas tout à fait corrects.

En fait, les produits cosmétiques en vente dans les magasins belges sont sûrs par définition. C’est précisément à cela que servent les procédures et les contrôles approfondis mis en place avant d’autoriser la mise sur le marché d’un tel produit. Il arrive aussi que certains ingrédients soient mis en liste noire alors qu’ils sont légalement autorisés et que leur sécurité est dûment vérifiée. Parfois, les applications qualifient les ingrédients de « risqués » alors qu’ils ont été encore récemment évalués comme sûrs par les autorités européennes.

Les pratiques trompeuses

En d’autres termes, les informations fournies par certaines applis sont erronées et trompeuses, ce qui est contraire à la loi. Le droit économique détermine la qualité et la sincérité des informations à fournir aux consommateurs. Des arguments convaincants permettent de soutenir qu’il s’agit d’une pratique commerciale trompeuse au sens de l’article 6 de la Directive sur les pratiques commerciales déloyales.

DETIC continue de plaider pour une évaluation équitable de tous les produits cosmétiques. Nous demandons instamment aux autorités belges et européennes de mettre fin à ces pratiques trompeuses qui, dans certains, se rapprochent de l’escroquerie.

 

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Nouvelle Charte pour le nettoyage durable

La Charte pour le nettoyage durable (Charter for Sustainable Cleaning 2020+) est une initiative volontaire de l’industrie de la détergence et des produits d’entretien avec laquelle le secteur renforce ses ambitions en matière de durabilité. L’objectif est à la fois de réduire l’impact sur l’environnement et de contribuer au bien-être sociétal.

C’est en 2005 que l’A.I.S.E. a publié la première version de cette Charte. Après une mise à jour en 2010, elle avait besoin d’une révision en profondeur. En effet, le contexte social change, l’intérêt porté à la durabilité augmente et la législation n’est pas non plus figée. C’est ainsi que la nouvelle Charte s’accorde sur d’autres initiatives européennes en matière de durabilité, telles que la Stratégie de l’UE sur les matières plastiques et le Package économie circulaire. En outre, elle contribue à 14 des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, en particulier l’objectif 12 « Consommation et production responsables ».

Plus de 230 entreprises européennes souscrivent à la Charte, représentant 90 % de la production totale de l’UE. La Charte contient des dispositions spécifiques sur le fonctionnement des entreprises elles-mêmes et sur la façon dont les produits sont fabriqués. Toute entreprise souhaitant participer doit répondre à ces critères. Le logo officiel Cleanright ne peut apparaître sur l’emballage des produits qu’après qu’elles ont satisfait à des exigences minimales et évolutives.

Les entreprises participantes doivent rendre compte chaque année de leur conformité à la charte. Depuis le début, il s’avère qu’elles prennent la Charte très à cœur. Depuis 2006, leur consommation d’énergie a diminué de 33 %, les émissions de CO2 de 40 % (par tonne produite) et les emballages de 32 % par unité. Ces résultats sont constatés par des auditeurs externes. Ceux-ci s’assureront que les nouvelles ambitions aussi se vérifient dans la réalité.

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Utilisez une crème solaire adaptée à votre type de peau (et évitez une exposition excessive)

L’été approche, ce qui signifie que vous pouvez à nouveau profiter pleinement du soleil. Il est très important de bien protéger votre peau, de préférence avec un facteur de protection adapté à vos besoins. Le degré de protection varie d’une personne à l’autre et dépend de l’importance de l’exposition.

L’indicateur le plus important pour choisir le bon facteur de protection est votre type de peau. On distingue généralement six types de peau, le type 1 étant le plus sensible au soleil, et le type 6 étant le plus résistant au soleil. Les enfants constituent une catégorie à part car ils sont particulièrement vulnérables. Ils sont encore en plein développement et leur peau est donc plus fine et plus sensible que celle des adultes. Pour eux, un facteur de protection très élevé est toujours recommandé. Les bébés ne doivent jamais rester directement au soleil.

Le degré d’exposition au soleil a également une influence directe sur la protection dont vous avez besoin. Une exposition extrême correspond à un indice UV de 8 ou plus. Cette exposition ne se produit que dans des endroits spécifiques, par exemple au plein soleil, sur les glaciers ou sous les tropiques. Il faut en outre distinguer entre une exposition importante (plages, activités de plein air de longue durée, vers midi...) et une exposition modérée (ciel nuageux, matin, fin d’après-midi).

Afin de savoir de quel facteur de protection vous avez besoin, tenez compte de votre type de peau et du niveau d’exposition. Vous trouverez sur soleilmalin.be le facteur de protection approprié pour chaque type de peau et chaque situation.

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Inspiration pour le développement durable dans l’industrie des colles et mastics

Les colles et mastics ont la particularité d’être utilisés dans un large éventail de secteurs. Bâtiments, meubles, appareils électroniques et beaucoup d’autres objets tomberaient en pièces sans cette technique qui permet de fixer les éléments entre eux. Même si les Colles et mastics ne constituent qu’une petite mais essentielle partie de l’ensemble dans lequel ils sont utilisés, ce secteur apporte une contribution importante au développement durable.

Comment pouvons-nous encourager les entreprises de notre secteur à devenir plus durables ? L’association européenne des colles et mastics (FEICA) s’est penchée sur cette question de manière approfondie et cette réflexion a produit des résultats. L’organisation a lancé une plate-forme de développement durable où s’échangent les bonnes pratiques en la matière.

L’échange de bonnes pratiques encourage les entreprises à apprendre les unes des autres et facilite ainsi la transition vers une économie circulaire. Les échanges portent, par exemple, sur les bonnes pratiques en matière d’utilisation des colles et mastics eux-mêmes. Mais ils concernent tout autant l’organisation et le fonctionnement des entreprises – par exemple, une consommation d’énergie plus efficace.

Cette initiative s’inscrit dans le sillage d’autres développements européens tels que le Green Deal européen et la transition vers une économie circulaire. Ces bonnes pratiques peuvent donc également se trouver par l’intermédiaire de la plate-forme European Circular Economy Stakeholder Platform, un réseau plus large de parties prenantes dans l’économie circulaire.

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Il est dangereux (et interdit) de présenter un produit cosmétique comme un biocide

Pour certains produits, la catégorie dont ils relèvent ne saute pas directement aux yeux. S’agit-il d’un produit cosmétique, d’un médicament ou d’un biocide ? Cette distinction est pourtant très importante, car chaque catégorie est soumise à son propre ensemble de règles et présente des caractéristiques spécifiques. Il est dangereux et même interdit de présenter un produit cosmétique comme un biocide ou un médicament.

Les produits cosmétiques d’hygiène personnelle sont souvent destinés à enlever la saleté ou les excès de sécrétions et à les éliminer avec l’eau de lavage. Dans le cas particulier du SARS-CoV2 (Covid-19), les savons détruisent la surface lipidique (huile) de protection du virus et permettent de l’éliminer. Un lavage soigneux des mains avec du savon liquide constitue ce qu’on appelle la protection de première ligne.

Les gels hydroalcooliques constituent la protection de deuxième ligne lorsqu’il n’y a pas de possibilité de se laver les mains. Mais pour qu’ils fonctionnent correctement, il faut que ce soit un virucide, qui tue non seulement les bactéries mais aussi les virus. DETIC insiste sur le fait que la qualité de ce type de produit est cruciale.

Des désinfectants illégaux sur le marché

Les gels pour les mains ayant une concentration d’alcool de 60 à 80 % sont considérés comme efficaces et sont tenus en règle générale pour des biocides (qu’il y ait ou non une allégation biocide). Juridiquement, un tel virucide est soumis à des règles spécifiques. Un biocide doit être enregistré auprès des autorités belges et prouver son efficacité contre les bactéries, les moisissures et/ou les virus avant de pouvoir être produit et mis sur le marché.

Dans la lutte contre le coronavirus, toutes les personnes concernées doivent disposer de biocides de haute qualité afin d’assurer la sécurité de chacun en seconde ligne et de contenir la propagation du virus. C’est pourquoi les autorités belges, en bonne intelligence avec DETIC, ont mis en place une procédure d’urgence pour l’octroi d’autorisations temporaires pour certains types de biocides. Leur production s’en est ainsi trouvée facilitée à une époque où les besoins étaient très importants.

Actuellement, les autorités belges sont inquiètes de l’apparition sur le marché de biocides illégaux, en particulier des gels désinfectants pour les mains. Pour s’assurer de la conformité des gels mis sur le marché, les autorités ont rendu publique une liste d’entreprises qui ont reçu une autorisation. DETIC a également mis une liste à disposition. Consultez : www.detic.be/fr/liste-gels-hydroalcooliques

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